Présentation

back-in

Pseudo: bacha nabilCatégorie: Art et CultureRecommander ce blog
Mercredi 19 Septembre 2007

Biographie

Dès l'adolescence, il compose des chansons.

L'enseignement en Algérie ne lui plaît pas car, le curriculum scolaire le prive de son identité. Lounès, tres éveillé, dès son jeune âge se posait la question: je parle berbère à la maison et à l'école j'apprends: mes ancêtres les Arabes

. La génération précédante apprenait :mes ancêtres les Gaulois. Mais alors qui sommes-nous? se dit Lounès. C'est ainsi qu'il rejette toute autre "colonisation morale" et devient jeune autodidacte dans la vie. Son souci a toujours été de "restaurer" l'identité d'origine à savoir Amazigh (Berbère). En 1978, Matoub Lounès enregistre son premier album, Ay izem, qui l'impose comme un grand espoir de la chanson algérienne d'expression berbère.

En 1983, le barde kabyle alors déjà connu dans son pays se produit pour la première fois à l'Olympia. Il enregistre alors "Aurifur", un album qui remporte un vif succès.

Depuis la sortie de son premier album A Yizem anda tellid ? (Ô lion où es-tu ?) Matoub Lounès célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).

En 1998, il sort l'album "tavrats i lhukem" et "ilehqed zhir".ces derniers sont typiquement chaabi, il y dénonce la lacheté, la stupidité du pouvoir algérien.la fameuse chanson N°5 "tavrats i lhukem" est en fait sous forme de "kacide" (enchaînement de musiques différentes), la dérniére musique est une parodie de l'hymne officiel algérien, ce dernier lui couta la vie.

Matoub Lounès l'homme engagé

Les textes de Matoub Lounès sont clairement revendicatifs et se résument à la défense de la culture amazighe qui occupe une place centrale. Il dénonce la dictature et l'islamisme en Algérie. Il s'oppose à la politique d'arabisation monoculture qui selon lui était insupportable à vivre. Il parle le tamazight de la laïcité et de la démocratie, qui se fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes. Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels, il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une forte mobilisation de l'opinion kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique Le Rebelle et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.

En 1996, il participe à la marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort alors qu'en en mars 1995, le S.C.I.J.(Canada) lui remet Le Prix de la Liberté d'expression.

Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à Ath Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal. Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes. Son dernier album Lettre ouverte aux…, parut quelques semaines après l'assassinat, contient une parodie de l'hymne national algérien dans laquelle il dénonce le pouvoir en place.

Le 30 juin 1998, le GIA revendique son assassinat.

Une fondation portant le nom du chanteur a été créée par ses proches pour perpétuer sa mémoire, faire la lumière sur l'assassinat et promouvoir les valeurs d'humanisme défendues pendant la vie de Matoub Lounès .

Deux rues portant le nom de Matoub Lounès ont été inaugurées en France à sa mémoire:

  • Dans la commune de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.
  • À Vaulx-en-Velin près de Lyon le 22 novembre 2003.

Matoub Lounès est de tout les artistes kabyles, le plus connu en Kabylie comme dans le monde entier en raison de son engagement, comme de sa musique qui s'appuie sur l'usage d'instruments traditionnels comme le mandole et reprend les thèmes les plus envoutants du folklore kabyle.

En 2001 le Groupe corse Canta U Populu Corsu dans leur album Rinvivisce rend hommage à sa lutte et ses souffrances.

 

publié par bacha nabil publié dans : back-in
Mardi 04 Septembre 2007

Histoire de Kabylie

La Kabylie est une région montagneuse (entourée de plaines et par la mer) du nord de l'Algérie.
Son nom viendrait de l'arabe al-qabā'il , pluriel de al-qabīla, qui signifie « tribu », qui aurait donné le mot berbère lqbayel.
Ces confédérations de tribus déjà mentionnées dans l'antiquité sous un nom proche : Cabales réf. nécessaire. Actuellement ses habitants l'appellent « Tamurt n Leqvayel » (La terre des Kabyles).
Le poète se plaît à l'appeler « tamurt idurar », la terre des montagnes. Le pays des montagnes représente le Djurdjura occidental que les anciens appelaient « Aït Wadda « (Ceux d'en-bas) et le Djurdjura oriental qu'ils appelaient « Aït Oufella » (Ceux d'en-haut). La Kabylie possède une côte qui s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres. Elle fait partie de l'Atlas et se situe donc en bordure de la Méditerranée qui lui fournit ce que l'on appelle « la corniche kabyle », située entre Bougie et Jijel, dans ce qui était appelé colonialement la « Petite Kabylie ».
Pour l'historien Ibn Khaldoun, elle représente la portion du territoire qui s'appelait la province de Bougie ; ce que les anciens kabyles appelaient Tamawya taqbaylit ou tamawya tout court, "fédération kabyle".

Géographie

La Kabylie couvre plusieurs circonscriptions ou wilaya de l'Algérie : Tizi Ouzou et Béjaïa (Vgayet), la majeur partie de Bouira (Tubiret) et Bordj Bou Arreridj, et une partie des wilayas de Sétif, Boumerdes, Jijel et de M'Sila (Tamsilt). Suite à l'insurrection de 1871, la France coloniale décida de diviser cette province en deux : la Grande et la Petite Kabylie, également appelées Haute et Basse Kabylie.
Ces deux Kabylie faisaient partie de l'ancien département d'Alger pour la Grande et du département de Constantine pour la Petite Kabylie ; dont Bougie (Bgayet) reste la capitale kabyle depuis des temps immémoriaux, décrite par beaucoup d'historiens (Charles André Julien, Ibn Khaldoun, etc.) Les Kabyles l'appellent "Bgayet l-Lejdud" (Bougie des ancêtres). Tizi-Ouzou, appelé autrefois "le village" est d'apparition récente (depuis l'époque coloniale).
La Grande Kabylie va de Thenia jusqu’à Tigzirt. Elle représentait le territoire situé au nord du Djurdjura. Une petite portion de l'ancienne Province de Bougie. La Petite Kabylie se taillait s'étendait de Bouira en englobant le Djurdjura oriental, l'Akfadou jusqu'à Bougie et s'étendait d'Ouest en Est, et de la Méditerranée en passant par la vallée de la Soummam du Nord au Sud, soit plus de 500 km. Elle comprenait ainsi les confédérations des Bibans la et celle des Babors jusqu'a Collo.
Trois grands massifs montagneux occupent la plus grande partie de la région :

  • Au Nord, la chaîne de la Kabylie maritime, culminant aux Aït Djennad (1278 m)
  • Au Sud, le Djurdjura, dominant la vallée de la Soummam, culminant au Lalla-Khadîdja (2308 m)
  • Entre les deux, le massif Agawa, le plus densément peuplé, avec 800 m d'altitude moyenne. C'est là où se trouve la plus grande ville de la Grande Kabylie, Tizi Ouzou. Larbaa Nath Irathen (anciennement « Fort-National »), qui compte 28 000 habitants en 2001, est le centre urbain le plus élevé de la région.

Population et langue

La région est très densément peuplée. La population de Kabylie est estimée à plus de 5 millions. Un nombre important de Kabyles vit dans le reste du pays et à l'étranger (France et Europe).
De langue kabyle, les Kabyles représentent le deuxième groupe berbérophone après les Chleuhs du Maroc.

Histoire

Moyen-Age

La dynastie Fatimide du Xe siècle est née en Petite Kabylie, avec le dai ismaélien Ubayd Allah al-Mahdi qui trouva un écho favorable à ses prêches millénaristes. Ceci conduisit les tribus berbères Kutama à conquérir l'Ifriqiya puis l'Égypte. Les Fatimides eurent moins d'intérêt pour le Maghreb après la conquête égyptienne. Ils le laissèrent sous contrôle des Zirides. Les Zirides se divisèrent entre les Hammadides (en Algérie) et les Zirides (en Tunisie). Leur règne influa sur la vie de la Kabylie et de l'Algérie, en rénovant Bougie (ville capitale après l'abandon de la Kalâa des Beni Hammad) et aussi Alger.

Conquête française

La région devient française progressivement à partir de 1857 et se soulève périodiquement, notamment en 1870 (« révolte des Mokrani »). La répression française se solde par de nombreuses arrestations, des déportations, notamment en Nouvelle Calédonie (voir Kabyles du Pacifique). La colonisation se traduit aussi par une accélération de l'émigration vers d'autres régions du pays et vers l'étranger. La France, à travers les " bureaux arabes ", procède également à l'arabisation des noms de familles et de lieux en Kabylie. C'est ainsi qu' Iwadiyen deviennent les Ouadhias, At Zmenzer devient Beni Zùenzer ou encore At Yahia en Ould Yahia.
Pendant la guerre d'indépendance, la Kabylie est la région la plus touchée du fait de l'importance des maquis et de la répression et de l'implication de ses habitants. Le FLN y a recruté plusieurs de ses chefs historiques parmi lesquels Abane Ramdane et Krim Belkacem.

Indépendance

La région s'est opposée à Alger à plusieurs reprises, d'abord en 1970 : le Front des forces socialistes de Hocine Aït Ahmed et de Yaha Abdelhafid conteste l'autorité du parti unique. En 1980, la Kabylie connaît plusieurs mois de manifestations réclamant l'officialisation de la langue berbère, appelées Printemps berbère circonscrit à la Kabylie et aux université d'Alger. Ce réveil culturel s'intensifie à l'occasion du durcissement de l'arabisation en Algérie dans les années 90. En 1994-1995, l'année scolaire fait l'objet d'un boycott appelé « grève du cartable ». En juin et juillet 1998, la région s'embrase à nouveau après l'assassinat du chanteur Matoub Lounès et à l'occasion de l'entrée en vigueur d'une loi généralisant l'usage de la langue arabe dans tous les domaines.
A partir d'avril 2001, de graves émeutes provoquées par l'assassinat d'un jeune par des gendarmes accentuent la rupture avec les autorités: c'est le Printemps noir. Une revendication autonomiste, qui était jusque-là le fait de quelques intellectuels, est désormais portée par le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par le chanteur Ferhat Mehenni.

Économie

L'économie traditionnelle de la région repose sur l'arboriculture : vergers, oliviers, ainsi que sur l'artisanat (orfèvrerie, tapisserie) ou encore poterie. L'agriculture de montagnes laisse peu à peu la place à une industrie locale (électroménager avec la société Sonalec). La kabylie fournit une grande partie de l'eau potable pour les régions qui sont à l'est et à l'ouest de celle-ci.

publié par bacha nabil publié dans : back-in
Mardi 04 Septembre 2007
Dès que l’armée coloniale avait commencé à subir des pertes énormes en hommes et en matériel, les généraux français passèrent à l’action : emplacement du camp à Tighilt Bougueni, recrutement d’indicateurs tout en passant par la destruction de nombreux hameaux pour couper définitivement la logistique des maquisards.  
 
 

Tout comme toutes les autres régions d’Algérie, M’kira a payé un lourd tribut pour le recouvrement de l’indépendance. Bien avant que la première balle de la Toussaint ne soit tirée, des dizaines d’hommes activaient déjà sous la coupe du PPA et ensuite du MTLD. Les premiers noyaux dans cette contrée ont été mis en place par le futur colonel Ali Mellah, originaire de cette zone qui sera qualifiée d’“interdite”. Il ne suffit que de se référer aujourd’hui au fichier communal pour voir la longue liste de chouhada, sans compter les centaines de moudjahidine qui ont survécu à la géhenne. Dès que l’armée coloniale avait commencé à subir des pertes énormes en hommes et en matériel, les généraux français passèrent à l’action : emplacement du camp à Tighilt Bougueni, recrutement d’indicateurs tout en passant par la destruction de nombreux hameaux pour couper définitivement la logistique des maquisards. En dépit de tout cela, la population civile resta fidèle aux combattants de l’ALN. Selon les quelques témoignages, durant les années de braise de 1959 jusqu’au début des années 60, les centres de concentration de Tighilt Bougueni et de Tamdikt pour ne citer que ceux-là, devinrent des endroits des plus sinistres. Tous les genres de torture y furent pratiqués. Mais sans aucun doute, le lieu qui deviendra sinistrement célèbre est l’endroit communément appelé le ravin des Martyrs. “Ce fut l’endroit où furent jetés tous les corps des personnes torturées à mort, exécutées dans des conditions atroces”, a témoigné un vieux du village. Quant au nombre de corps qui furent balancés dans ce ravin, notre interlocuteur ne s’en souvient plus. “Je ne peux vous dire exactement le nombre de corps qui y ont été jetés. En tout cas, toutes les personnes tuées dans les camps de ce douar sont passées par là”, nous a-t-il déclaré sans nous donner de noms. Aujourd’hui, ce lieu hautement symbolique attend au moins une plaque commémorative ou encore une stèle pour pouvoir être enfin reconnu comme tel. Dans la région de M’kira, il ne reste plus de lieux ayant servi durant la période coloniale, à l’exception de la guérite de la caserne de Tamdikt. Sachant que nous fêtons le cinquante-deuxième anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, n’est-il pas grand temps d’inventorier tous ces endroits et d’écrire leurs histoires avant que les derniers acteurs de cette guerre ne nous quittent ? Telle est la question qui mérite une prise en charge.

Sources : H. N - Dépêche de Kabylie - 02/11/2006

publié par bacha nabil publié dans : back-in
Jeudi 03 Mai 2007

Alors que Carthage rayonnait de toute sa puissance, les Royaumes Numide de Gaia, Massinissa et Syphax, avaient atteint in degré de développement exceptionel sur les plans économique, social et culturel. Bien que peu, ou encore mal connu, cette période reste l'une des plus passionnantes de l'Histoire de l'Algérie.

Faute de repère plus préci, il faut remonter à l'histoire de Carthage pour accéder à la chronologie des Royaumes Numides. Selon la chronologie chrétienne, et les récits de Virgile dans l'Enéide, Elissa Didon, soeur de Pygmalion, roi de Tyr, fuyant l'oppression de son frère, débarqua avec ses trésors et une poignée de fidèles Tyriens et Chypriotes sur la côte africaine de Tunis, vers 860-870 avant Jésus Christ.

Entre le lac et les marais saumâtres, dans la péninsule formée par l'ancienne embouchure et les alluvions du fleuve Madjerda, elle fonda Carthage "Qart Hadast" (ville nouvelle). C'est aussi dans l'Enéide, que nous trouvons trace du premier personnage historique du territoire occupé par l'Algérie d'aujourd'hui, Hiarbas ou Iarbas, roi de Getulie, ancienne contrée de l'Afrique en bordure de l'Atlas Saharien.

Selon Virgile, Hiarbas, fils de Jupiter Amon et d'une nymphe, demanda à Didon de l'épouser. Ayant essuyé un refus, Hiarbas fit la guerre à Carthage. Justin, dans les histoires Philippiques, résumé de la grande histoire universelle, adaptée par Trogue Pompée d'une oeuvre grecque plus ancienne, nous présenta l'épisode ainsi : "Des envoyés de Hiarbas, chef de la tribu (Maxyés) arrivèrent à Cathage pour demander la main de Didon au nom de leur maître.

Mais ils n'osèrent pas brusquer les choses et cherchèrent un détour. Ils feignirent d'être en quête d'un prince qui consentît à enseigner à Hiarbas et à ses sujets les moyens de vivre d'une manière moins barbare" Hérodote, au V siècle avant J.C., nous a laissé un apeçu sur le cadre de vie et sur les habitudes des Numides : "A l'Est du fleuve Triton, vivent les Maxyès, peuple de laboureurs sédentaires possédant des maisons.

Selon la tradition, une moitié de leur tête est rasée, l'autre moitié arbore une longue chevelure ; ils se teignent le corps au henné. Ils prétendent descendre des Troyens. La région où ils vivent, montagneuse, plus boisée que le territoire des Nomades, plat et sablonneux, comme d'ailleurs le rste de la Lybie vers le Couchant, abonde en fauves et animaux sauvages de grande taille : lions, éléphants, ours, ânes cornés, bracochères, cinochéphales, serpents" Hérodote nous renseigne aussi sur l'organisation de l'agriculture et les hauts rendements agricoles de la région.

Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne émise par les propos maxyès, est acceptable. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles et les Massaéysyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne.

Strabon confirme Salluste en ce qui concerne l'authenticité d'Hercule, ce fabuleux roi Assyrien, qui serait venu d'Asie avant Cyrus. Malgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditérranéens.

Au plan politique, la Numidie connut des tribus indépendantes, des républiques villageoises, de vastes royqumes dotés d'un pouvoir fort qui s'est superposé qux structures tribales. Quand la Numidie réapparut au IVe siècle avant J.C., elle formait au couchant, le royaume des Massaeysiles limité par l'Ampsaga (Rhumel) à l'est et par la Moulouya à l'ouest, avec Siga pour capitale et le royaume des Massyles dans la partie orientale du Constantinois, avec Cirta pour capitale.

Hérodote rapporte que des relations commerciales se dévelppèrent très tôt entre Phéniciens et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et dela culture puniques assez profondément dans le pays. Les Numides apprirent des Phéniciens les procédés agricoles et industriels de la fabrication de l'huile d'olive et du vin, l'exploitation etle travail du cuivre.

L'influence culturelle, par contre, fut très li,itée et s'exerça essentiellement par l'inter,édiaire de Carthage; elle ne se manifesta de manière sûre que dans le domaine de l'art, dont nous retrouvons des exemples dans les grands médracens de l'Aurès et de Tipaza.

D'après Polybe, historien grec, né en 200 avant J.C. et connaisseur de l'Afrique pour y avoir séjourné longtemps, le premier roi des Massyles fut Navarase, beau-frère de Hannibal (247-183 avant J.C.) grand général et homme d'Etat carthaginois. Après la pre,ière guerre punique (264-241 avant J.C.) Carthage dut faire face à la guerre de mercenaires, et fut aidée par la cavalerie numide du prince Navarase.

Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala, grandpère de Massinissa, d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale. Il fut reçu triomphalement par la population qui chassa les Carthaginois.

Pendant la deuxième guerre punique (218-202) avant J.C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides. Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees, puis lesAlpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannae, la plus célébre victoire des troupes de Hanninal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique.

La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable. Ladeuxième guerre punique prendra fin avec la bataille de Zama. Cesont les troupes numides de Massinissa, rallié à Scipion, qui contrubuèrent à la défaite deCarthage, contrainte aolrs de reconnaître Massinissa comme roi de Numidie.

Au IIIe siècle avant J.C., la Numidie masséylienne était gouvernée par Syphax qui chercha à helléniser son pays, comme le faisaient à cette époque, les autres peuples de la Méditerranée. La guerre en Iberia achevée et dans la perspective de la guerre en Afrique, Carthaginois et Romains recherchèrent l'alliance du roi numide. Scipion décida alors de traverser le détroit de Gibraltar pour négoicer avec Lui.

D'après Tite-Live, alors que Scipion entrait au port, Hasdrubal y arrivait aussi. Ainsi, ces deux ennemis se retrouvaient-ils sur le territoire du prince numide flatté de voir les deux plus grandes puissances du monde venir solliciter, en même temps, son amitié.

publié par bacha nabil publié dans : back-in
Samedi 17 Mars 2007

hommage a tous les siens :

Tizi Ouzou : M?kira en quête de développement

 
Le douar de M?kira durant la guerre de libération nationale était connu comme la zone interdite et a contribué d?une manière considérable au recouvrement de l?indépendance.

dimanche 18 juillet 2004.

Pas moins de 1 500 de ses valeureux enfants (selon le fichier communal) s?étaient donné corps et âme pour libérer le pays du joug colonial. Le plus illustre et le plus connu est le colonel Ali Mellah, connu sous le nom de Si Chérif. Issue du dernier découpage administratif, la commune de M?kira compte aujourd?hui environ 19 000 habitants répartis sur 9 grands villages et des dizaines de petits hameaux. Cette municipalité rurale n?a rien d?une petite ville, car elle ne doit les quelques réalisations qu?aux différents plans de développement communaux. Son chef-lieu est dénommé Tighilt Bougueni dont l?appellation reflète peu de réalité. Ce centre n?est qu?un village.
De la mosquée Tarek Ben-Ziad, en passant par la stèle érigée à la mémoire de Lounès Matoub, le Rebelle, jusqu?au siège de la garde communale, une seule route baptisée boulevard Ali-Mellah.
De part et d?autre, sont érigées des habitations privées à caractère commercial. On ne peut occulter les quelques édifices publics : un bureau de poste sans visionneuse, un seul médecin privé, un collège d?enseignement moyen... Circuler dans l?unique boulevard du ?centre?, comme disent les habitants des villages, nous fait découvrir la réalité amère dans laquelle baignent les M?kiris. Comme partout ailleurs, par manque d?infrastructures culturelles et sportives, jeunes et vieux se livrent à d?interminables parties de dominos en attendant des jours meilleurs. Heureusement, cette commune vient de bénéficier en téléphone d?un RSS 512 lignes et d?un WLL (système chinois). Cela pourra la faire sortir de son isolement. Aucune entreprise, aussi minime soit-elle, n?a été réalisée à M?kira. Ce qui a fait dire à l?un de nos confrères : ?M?kira, le pain, au bout de l?errance.?
100% de chômage.
Les jeunes de M?kira émigrent vers d?autres régions. À Boumerdès, dans tous les chantiers, au moins 10 jeunes sont employés par chantier. Mahfoud, ingénieur en informatique, s?est installé au Canada. ?À Montréal, c?est vrai que c?est difficile de s?adapter, mais il fallait le faire. Je bosse plusieurs heures pour refaire mes études. Tout de même, je peux dire que j?ai réussi, en dépit de la nostalgie?, nous a-t-il confié au moment où nous l?avons rencontré avec ses ?copains? devant le café le plus connu à M?kira, ?Chez ammi Rabah?. D?autres, comme lui, ils sont nombreux à Paris, à Madrid et à New York. Alors que d?autres encore errent dans les grandes villes du pays en quête d?un quelconque emploi.
L?agriculture, un secteur en déclin
S?il y a longtemps l?olivier faisait le bonheur des paysans d?Imkiren, aujourd?hui, cette oléiculture est réduite à néant par les incendies. Le développement de cette culture n?est pas pris en charge lorsqu?on apprend qu?il n?y a pas eu de nouvelles plantations. Un certain regain d?importance est accordé aux figueraies des plaines allant d?Ivouhamène jusqu?à Tamdikt, sans pour autant espérer un avenir meilleur pour cette activité. Or, si les aides étaient octroyées aux fellahs de cette contrée dans le cadre du Pndra, la céréaliculture aurait beaucoup de chance de réussir dans la vallée de Tamdikt.
Malheureusement, la retenue collinaire, dont la digue avait cédé durant l?hiver de l?an dernier, n?a pas été refaite pour servir d?abord d?irrigation aux cultures maraîchères et ensuite d?abreuvoir au cheptel.
Le gisement de tuff mal exploité
À M?kira existe un important gisement de tuff. Eu égard aux faibles moyens dont dispose cette commune, il est exploité par un privé pour une location ne dépassant pas les 90 millions de centimes par an qui ne représentent presque rien pour les recettes de l?APC. Alors que dans le cadre de l?emploi, les M?kiris sont écartés. D?ailleurs, certains habitants ont maintes fois réagi à ce sujet.
L?habitat précaire, un problème
Effectivement, en dépit de toutes les promesses données par les autorités, la cité de regroupement de Tamdikt est toujours là, témoin de l?époque coloniale. La centaine de familles habitant ces anciennes bâtisses vivent dans la promiscuité totale. La restructuration de cette cité tarde à venir.
Selon le P/APC de M?kira, le dossier est ficelé. Les études ont été faites. ?En 1999, M. Ouali (l?ex-wali) de Tizi Ouzou nous a promis de prendre ce problème en charge devant même la presse locale. En 2002, un autre wali de passage, dans le cadre de la précampagne électorale des législatives en a fait de même. Le séisme de l?an dernier a endommagé la quasi-totalité de nos maisons. De recensement en recensement, pour nous, c?est le bout du tunnel?, nous dira un membre du comité de village de Tamdikt. Il est à rappeler aussi que la population de cette localité a bloqué l?axe routier RN68 durant plusieurs jours, l?été dernier, pour crier haut et fort son ras-le-bol. La même situation est vécue par les 20 familles résidant à la cité de Tighilt Bougueni après qu?elles eurent été déplacées en 1983 dans le cadre de la lutte menée pour l?éradication des taudis à Alger.
L?alimentation en eau potable, un calvaire permanent
S?il y a une région en Kabylie où l?eau ne coule pas dans les robinets des bornes fontaines, elle ne peut être que M?kira. ?C?est un problème auquel nous sommes confrontés en hiver comme en été?, nous apprend le premier vice-président de l?APC.
En effet, de passage à Tighilt Bougueni en cette journée caniculaire, nous n?avons pas eu droit à un verre d?eau ! ?Écrivez sur votre journal, nous avons soif. Pourtant, chaque année, on nous dit que la situation va changer?, lance en notre direction un cafetier. Pour en savoir plus, nous nous sommes rapprochés une seconde fois d?un autre responsable. Celui-ci ne trouve pas à qualifier cette situation. ?Il faut mettre un terme à tous ces branchements anarchiques. Il faut que vous sachiez que les habitants d?un village d?une commune voisine n?ont pas trouvé mieux que de sectionner une vanne au niveau de la conduite principale?, fulmine-t-il en colère. À M?kira, les autorités ne s?occupent que de ce problème.
Arrangement par-ci, débrouille par-là, pour satisfaire les doléances des comités de villages. Même avec un programme de distribution basé sur la rotation, certains hameaux ne reçoivent leur part qu??une fois tous les trois mois, même en hiver. L?été s?annonce chaud dans cette municipalité?. Les dépenses pour les ménages dont les revenus sont quasi nuls pour avoir cette ?denrée rare? auprès des camions-citernes privés sont faramineuses : 1 200 DA, jusqu?à 1 500 DA la citerne d?eau.
Ce qui a fait dire à un habitant de Taka : ?Moi personnellement, je dépense beaucoup plus pour l?eau que pour autre chose, même le lait.? ?À quand la fin du calvaire ?? se demandent les M?kiris.
Infrastructures à l?abandon
En dépit de tous ces manques à tous les niveaux, au cours de notre reportage, nous avons appris que des infrastructures réalisées à coups de millions de centimes sont à l?abandon : une annexe de mairie à Ivouhamène, une école primaire à Aït Ouakli et une unité de soins. Avant de quitter le chef-lieu Tighilt Bougueni, certains, sans verser dans l?alarmisme, jugent que la situation a tout de même changé, notamment en ce qui concerne leur sécurité. ?Écoutez, depuis l?installation de la garde communale, il n?y a pas eu d?incursions terroristes. Nous regrettons tout de même le dernier acte commis à l?encontre de deux gardes communaux et d?un civil, ici?, nous explique un jeune accosté devant la poste.
En cette période estivale, pour échapper à tous les autres ?vices?, les jeunes s?organisent pour louer des fourgons afin d?aller se frotter au sable fin et goûter aux plaisirs de la grande bleue, alors que les moins chanceux continuent ?à tuer? leur temps ou à se laisser ?tuer? par le temps, comme ils ont pris l?habitude de le dire. Sur le plan de la sauvegarde de la culture, de jeunes chanteurs se lancent dans le domaine dans l?espoir d?avoir un jour l?aura de Farid Ferragui, natif de Taka.
                                                                                                  
                                                                                         Par Ghilès O., Liberté
publié par bacha nabil publié dans : back-in
Créer un blog sur votrecv.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus